Une douleur au ventre brutale et violente, un abdomen dur comme du bois, de la fièvre et des vomissements : ces signes peuvent révéler une péritonite. Cette inflammation aiguë du péritoine, la membrane qui tapisse les organes de l’abdomen, fait le plus souvent suite à la perforation d’un organe, comme l’appendice. La Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE) la décrit comme une urgence chirurgicale qui met en jeu le pronostic vital. Au moindre doute, il faut appeler le 15 ou le 112. Cet article détaille les symptômes à reconnaître, les causes, les examens réalisés à l’hôpital, le traitement, qui associe le plus souvent chirurgie et antibiotiques, et les avancées récentes de la recherche.
Péritonite : de quoi s’agit-il ?
Le péritoine, une membrane qui enveloppe l’abdomen
Le péritoine est une fine membrane qui tapisse la paroi de l’abdomen et recouvre les organes digestifs. La péritonite correspond à son inflammation aiguë, qui peut rester localisée à une zone ou s’étendre à tout le ventre, explique la SNFGE. Dans 90 % des cas, cette inflammation est d’origine bactérienne et survient après la perforation d’un organe abdominal : le contenu de l’organe percé, chargé de bactéries, se répand alors dans la cavité abdominale.
Pourquoi est-ce une urgence vitale ?
Le péritoine est très richement vascularisé : l’infection peut rapidement passer dans le sang et évoluer vers une septicémie, souligne le groupe Elsan, qui parle d’urgence médico-chirurgicale. Le Manuel MSD ajoute qu’une péritonite qui évolue depuis plusieurs heures peut entraîner une déshydratation, un état de choc et une atteinte des poumons, des reins et du foie. Sans traitement efficace, elle peut être mortelle. À l’inverse, avec une prise en charge rapide et adaptée, l’évolution est favorable dans la grande majorité des cas, selon Elsan.
Les 3 types de péritonite
Les chirurgiens utilisent souvent la classification dite de Hambourg, présentée par Elsan, qui distingue trois types selon leur origine.
| Type | Origine | Exemples | Fréquence |
|---|---|---|---|
| Primaire | Infection sans perforation d’organe, transmise par le sang ou par un cathéter | Ascite infectée au cours d’une cirrhose, dialyse péritonéale, pneumocoque | Rare : 1 à 2 % des cas |
| Secondaire | Perforation ou infection d’un organe de l’abdomen, chirurgie, traumatisme | Appendicite compliquée, ulcère perforé, diverticulite perforée, lâchage de suture | Plus de 90 % des cas |
| Tertiaire | Infection qui persiste malgré un traitement adapté | Surinfection de la cavité abdominale après un premier épisode traité | Non chiffrée dans les sources consultées |
Sources : Elsan, SNFGE.
Symptômes de la péritonite : les signes qui doivent alerter
Une douleur abdominale intense
Le premier signe est une douleur abdominale intense, d’apparition brutale ou progressive, localisée ou étendue à tout le ventre (SNFGE). Le Manuel MSD la décrit comme constante, au point d’obliger à se plier en deux, ou aggravée par un simple contact, un mouvement ou même le contact du lit. Rester allongé le plus immobile possible peut alors soulager. L’endroit où la douleur a commencé oriente vers la cause : le creux de l’estomac pour un ulcère, le bas du ventre à droite pour une appendicite, le bas du ventre à gauche pour une diverticulite. Ce tableau n’a rien à voir avec des coliques abdominales banales : la douleur est constante et ne cède pas.
Le ventre de bois, signe clé de la péritonite
À l’examen, le médecin recherche deux signes. La défense est une contraction involontaire et douloureuse des muscles du ventre lorsqu’il appuie à un endroit précis. La contracture est une rigidité permanente de tout l’abdomen, qui devient dur comme du bois : c’est le fameux « ventre de bois » décrit par la SNFGE. Chez l’enfant, la défense précède la contracture, qui peut manquer au début, précise La Revue du Praticien.
Fièvre, vomissements et arrêt du transit
L’infection se traduit par une forte fièvre, autour de 39 à 40 °C selon Elsan, parfois au contraire par une température anormalement basse, et par des frissons. S’y ajoutent des vomissements et un arrêt du transit, sans selles ni gaz (SNFGE). Le cœur s’accélère et la respiration peut devenir difficile. Cet arrêt brutal du transit, associé à une douleur violente, ne doit pas être confondu avec une simple constipation.
Les signes de choc
Le Manuel MSD liste les signes qui imposent de se rendre immédiatement à l’hôpital : une douleur intense, un gonflement du ventre, les signes décrits ci-dessus et les signes de choc, c’est-à-dire un cœur qui bat vite, une chute de la tension, des sueurs ou une confusion.
Des formes trompeuses chez certaines personnes
Chez les personnes âgées, dénutries, obèses ou dont l’immunité est affaiblie, les signes peuvent être discrets, ce qui impose une vigilance particulière (SNFGE, Elsan). Le Manuel MSD cite aussi les personnes vivant avec le VIH ou traitées par corticoïdes ou immunosuppresseurs : la douleur peut être moins forte et s’installer plus progressivement, même en cas de maladie grave. Chez l’enfant de moins de 3 ans, le tableau prend souvent l’aspect d’une occlusion avec fièvre (La Revue du Praticien).
Que faire en cas de suspicion de péritonite ?
Appeler le 15 ou le 112 sans attendre
La SNFGE recommande de consulter en urgence son médecin ou d’appeler le SAMU au 15, ou le 112, dès les premiers symptômes. Elsan conseille de se rendre aux urgences ou, au minimum, d’appeler le 15. Cette infection ne guérit pas seule : sans prise en charge rapide, elle peut se propager et devenir mortelle.
En attendant les secours
Restez allongé, le plus immobile possible, ce qui peut soulager la douleur selon le Manuel MSD. Notez l’heure de début des douleurs, vos traitements et vos antécédents : opération récente, ulcère, diverticulite, cirrhose, dialyse péritonéale, stérilet ou grossesse possible. Ces informations aideront l’équipe médicale à orienter rapidement le diagnostic.
La péritonite est-elle contagieuse ?
Non. L’infection reste limitée à la cavité abdominale : la péritonite n’est pas contagieuse, rappelle la SNFGE. Une nuance concerne les formes d’origine gynécologique liées à une infection sexuellement transmissible : l’atteinte du péritoine ne se transmet pas, mais le germe en cause peut se transmettre, et les partenaires sexuels récents doivent être examinés et traités si nécessaire (Manuel MSD).
Les causes de la péritonite
La perforation d’un organe, cause de 9 cas sur 10
Environ 90 % des péritonites sont secondaires à la perforation d’un organe abdominal ou à la diffusion d’une infection localisée, selon la SNFGE. Les principales causes citées sont :
- une appendicite compliquée d’un abcès ou d’une perforation ;
- un ulcère de l’estomac ou du duodénum perforé (notre article sur Helicobacter pylori détaille l’une de ses causes) ;
- une diverticulite perforée du côlon sigmoïde ;
- une cholécystite, inflammation de la vésicule biliaire, compliquée d’un abcès ou d’une rupture de la vésicule biliaire ;
- un infarctus du mésentère, une pancréatite nécrosante, une maladie de Crohn ou une rectocolite hémorragique ;
- une salpingite, infection des trompes ;
- une perforation liée à une tumeur ou à une occlusion du côlon.
Le Manuel MSD ajoute la rupture d’une grossesse extra-utérine et les blessures graves de l’abdomen, qui déversent du sang ou du contenu intestinal dans la cavité péritonéale.
La péritonite appendiculaire
La péritonite appendiculaire survient lorsqu’une appendicite se complique : l’appendice enflammé forme un abcès ou se perfore, et l’infection gagne le péritoine. Elsan cite l’appendice perforé parmi les causes classiques de la maladie, et chez l’enfant, l’appendicite est la première cause de péritonite (La Revue du Praticien). Pour en savoir plus sur cette complication, consultez notre article sur l’appendice perforé.
Après une opération ou un traumatisme
L’infection du péritoine peut aussi suivre une chirurgie de l’abdomen : contamination pendant l’intervention, plaie de l’intestin ou lâchage d’une suture entre deux segments d’intestin, appelé désunion anastomotique (SNFGE). Une plaie profonde de l’abdomen ou la perforation de l’utérus par un stérilet peuvent également en être à l’origine.
La pelvipéritonite, d’origine gynécologique
Chez la femme, une infection des organes génitaux hauts, appelée maladie inflammatoire pelvienne, peut gagner la membrane qui tapisse l’abdomen : le Manuel MSD parle alors de péritonite. Le terme de pelvipéritonite désigne une péritonite limitée au pelvis, c’est-à-dire au bas-ventre. Les germes en cause sont surtout le gonocoque, responsable de la gonorrhée, Chlamydia trachomatis, Mycoplasma genitalium et les bactéries de la vaginose bactérienne. Elle se manifeste par une douleur du bas-ventre, de la fièvre, des pertes anormales et parfois des nausées ou des vomissements.
La péritonite primaire : ascite et dialyse
Plus rare, la péritonite primaire survient sans perforation : les bactéries arrivent par le sang ou par un cathéter. Elle concerne surtout les personnes atteintes de cirrhose dont le liquide d’ascite, accumulé dans le ventre, s’infecte : on parle de péritonite bactérienne spontanée (Manuel MSD, Elsan). Les patients traités par dialyse péritonéale y sont aussi exposés, et le pneumocoque fait partie des germes en cause (SNFGE). Chez l’enfant, elle peut compliquer un syndrome néphrotique (La Revue du Praticien).
Diagnostic : comment les médecins confirment la péritonite
Un diagnostic avant tout clinique
Le diagnostic repose d’abord sur les symptômes et l’examen du ventre (SNFGE, Elsan). En cas d’état de choc, l’opération est réalisée en urgence, sans attendre d’examens complémentaires, précise la SNFGE.
Les analyses de sang et d’urines
La prise de sang ne pose pas le diagnostic, mais elle aide à mesurer la gravité de l’infection : elle montre souvent une hyperleucocytose, c’est-à-dire un excès de globules blancs (SNFGE). Chez l’enfant, l’hémogramme et la CRP, marqueur de l’inflammation, sont dosés (La Revue du Praticien). Le bilan permet aussi d’écarter d’autres causes de douleur, comme une pancréatite aiguë, rappelle Elsan. Une analyse d’urines recherche une infection urinaire, comme une pyélonéphrite, ou un calcul rénal (Manuel MSD). Les hémocultures et les prélèvements réalisés pendant l’opération identifient ensuite la bactérie en cause.
Le scanner abdominal, examen de référence
Le scanner de l’abdomen est l’examen de première intention chez l’adulte : il confirme la péritonite et en recherche la cause (SNFGE, Elsan). Il peut montrer de l’air libre dans l’abdomen, appelé pneumopéritoine, signe d’une perforation, ou un épanchement de liquide. La radiographie simple de l’abdomen n’est presque plus utilisée. Chez l’enfant, l’échographie est l’examen à réaliser en premier (La Revue du Praticien). Chez la femme en âge d’avoir des enfants, le Manuel MSD recommande un test de grossesse devant toute douleur abdominale aiguë.
Traitement de la péritonite : chirurgie et antibiotiques
L’opération, pour traiter la cause
La prise en charge associe en urgence médecine et chirurgie (Elsan). L’opération traite la cause et nettoie la cavité abdominale. Elle se fait par laparotomie, c’est-à-dire en ouvrant le ventre, ou de plus en plus souvent par cœlioscopie, à travers de petites incisions (SNFGE). Le chirurgien retire l’organe en cause (appendice, vésicule biliaire, côlon sigmoïde) ou répare la perforation (estomac, duodénum, intestin grêle), puis lave abondamment le péritoine et pose des drains. Une stomie temporaire, c’est-à-dire un abouchement de l’intestin à la peau, est parfois nécessaire.
Les antibiotiques par perfusion
Les antibiotiques sont administrés par voie intraveineuse. Ils sont d’abord choisis pour couvrir les bactéries les plus probables, puis adaptés aux résultats des hémocultures et des prélèvements. La SNFGE indique une durée de 5 à 7 jours ; chez l’enfant opéré d’une appendicite, La Revue du Praticien évoque classiquement 5 jours. Le métronidazole fait partie des antibiotiques cités par Elsan.
Réanimation et repos digestif
Selon la gravité, le patient peut être pris en charge en réanimation. Il reste à jeun pour mettre l’intestin au repos et peut être nourri par perfusion, ce qu’on appelle la nutrition parentérale (SNFGE). Chez l’enfant, une sonde passée par le nez jusqu’à l’estomac et une réhydratation sont mises en place avant l’opération (La Revue du Praticien).
Quand les antibiotiques suffisent
Le traitement médical seul est réservé aux péritonites primitives, comme celles liées à un syndrome néphrotique chez l’enfant (La Revue du Praticien). La maladie inflammatoire pelvienne relève elle aussi d’abord des antibiotiques, avec une hospitalisation dans les formes sévères ; une chirurgie d’urgence n’est nécessaire qu’en cas de complication, comme la rupture d’un abcès (Manuel MSD).
Après l’opération : pronostic et rétablissement
Le pronostic dépend de l’état de santé antérieur, de la cause et de la gravité de l’infection (Elsan). Avec une prise en charge rapide, l’évolution est favorable dans la grande majorité des cas. Les infections qui persistent malgré le traitement sont plus difficiles à soigner : souvent prises en charge en réanimation, elles s’accompagnent d’une mortalité d’environ 30 % (SNFGE). La durée d’hospitalisation et de convalescence varie selon l’intervention : l’équipe chirurgicale indique à chacun le rythme de reprise des activités et, en cas de stomie, le moment prévu pour la refermer.
Dernières avancées scientifiques sur la péritonite
2024 : des recommandations actualisées chez l’adulte
La Surgical Infection Society, société savante américaine consacrée aux infections chirurgicales, a mis à jour ses recommandations sur les infections intra-abdominales de l’adulte, dont fait partie la péritonite. Fondé sur une revue systématique des études publiées de 2016 à février 2024, ce texte précise le choix des antibiotiques, le moment et la voie d’administration, la durée du traitement, son allègement une fois la bactérie connue, le délai pour traiter chirurgicalement la source de l’infection et l’organisation du bon usage des antibiotiques à l’hôpital (Huston et al., Surgical Infections). Ce que cela change pour vous : les équipes disposent de repères récents pour traiter vite la source de l’infection et ajuster au plus juste la durée des antibiotiques.
2025 : la prévention de la péritonite de la cirrhose remise en question
Après une première péritonite bactérienne spontanée, un antibiotique est souvent prescrit au long cours aux personnes atteintes de cirrhose pour éviter une récidive. Dans deux grandes bases de données américaines totalisant plus de 11 000 patients, cette prévention était pourtant associée à un risque de récidive plus élevé de 63 à 68 %, et à davantage de résistance aux fluoroquinolones (Silvey et al., The American Journal of Gastroenterology). Des spécialistes des maladies infectieuses et du foie estiment que les preuves en faveur de cette pratique sont faibles et appellent à la réévaluer (Markley et Bajaj, Clinical Infectious Diseases). Ce que cela change pour vous : si vous avez une cirrhose et prenez un antibiotique préventif, ne l’arrêtez pas de vous-même, mais parlez-en à votre hépatologue lors du prochain suivi.
2026 : de nouvelles recommandations chez l’enfant
La même société savante a publié en 2026 la mise à jour de ses recommandations sur les infections intra-abdominales de l’enfant, fondée sur les études parues de 2016 à octobre 2024. Elle couvre le choix des antibiotiques, leur moment et leur voie d’administration, la durée du traitement, la prise en charge de maladies abdominales précises, la prévention des infections à l’hôpital et le bon usage des antibiotiques (Huston et al., Surgical Infections). Ce que cela change pour vous : chez l’enfant, où l’appendicite est la première cause de péritonite, les équipes disposent de repères actualisés pour adapter le traitement.
Questions fréquentes sur la péritonite
Quels sont les 3 types de péritonite ?
La classification de Hambourg distingue la péritonite primaire, rare, due à une infection sans perforation (ascite infectée, dialyse péritonéale) ; la péritonite secondaire, plus de 90 % des cas, due à la perforation ou à l’infection d’un organe ; et la péritonite tertiaire, une infection qui persiste malgré un traitement adapté.
Qu’est-ce que la péritonite appendiculaire ?
Elle est causée par une appendicite compliquée : l’appendice forme un abcès ou se perfore et l’infection se répand dans le ventre. Elle nécessite une opération en urgence, avec ablation de l’appendice, lavage de la cavité abdominale et antibiotiques.
Est-ce que la péritonite est grave ?
Oui. C’est une urgence vitale, car l’infection peut gagner le sang et provoquer un choc septique. Prise en charge rapidement, elle évolue toutefois favorablement dans la grande majorité des cas. Les formes qui persistent malgré le traitement restent graves, avec une mortalité d’environ 30 %.
Quels sont les symptômes d’une péritonite ?
Une douleur abdominale intense, un ventre dur et contracté (« ventre de bois »), une forte fièvre ou des frissons, des vomissements, un arrêt des selles et des gaz, un cœur qui s’accélère. Chez les personnes âgées ou immunodéprimées, les signes peuvent être plus discrets.
Quel est le traitement pour la pelvipéritonite ?
Il repose sur des antibiotiques débutés au plus vite. Le Manuel MSD recommande une hospitalisation avec antibiotiques par perfusion en cas de symptômes graves, de forte fièvre, de vomissements, de suspicion d’abcès, de grossesse possible, d’absence d’amélioration après 72 heures ou de doute diagnostique. Un abcès peut être drainé et sa rupture impose une chirurgie d’urgence. Les partenaires sexuels récents doivent être examinés et traités si nécessaire.
Comment attrape-t-on la péritonite ?
On ne l’attrape pas : elle n’est pas contagieuse. Elle survient le plus souvent quand un organe de l’abdomen se perfore ou s’infecte, comme l’appendice, l’estomac, le côlon ou la vésicule biliaire. Plus rarement, elle complique une opération, une blessure, une infection gynécologique, une cirrhose avec ascite ou une dialyse péritonéale.
Glossaire
- Péritoine : fine membrane qui tapisse la paroi de l’abdomen et recouvre les organes digestifs.
- Péritonite : inflammation aiguë du péritoine, le plus souvent d’origine infectieuse.
- Défense abdominale : contraction involontaire et douloureuse des muscles du ventre à la palpation.
- Contracture ou ventre de bois : rigidité permanente de tout l’abdomen.
- Pneumopéritoine : présence d’air libre dans l’abdomen, signe d’une perforation.
- Ascite : accumulation de liquide dans la cavité abdominale, fréquente au cours d’une cirrhose.
- Péritonite bactérienne spontanée : infection du liquide d’ascite sans perforation.
- Pelvipéritonite : péritonite limitée au bas-ventre, souvent d’origine gynécologique.
- Désunion anastomotique : lâchage d’une suture entre deux segments d’intestin après une opération.
- Hyperleucocytose : excès de globules blancs dans le sang.
- Cœlioscopie : chirurgie réalisée à travers de petites incisions, à l’aide d’une caméra.
- Laparotomie : ouverture chirurgicale de la paroi de l’abdomen.
- Stomie : abouchement de l’intestin à la peau, souvent temporaire.
- Septicémie : infection grave qui se diffuse dans le sang.
Décryptez votre bilan en entier
Aucune prise de sang ne suffit à poser ce diagnostic, qui reste clinique. Plusieurs marqueurs aident en revanche les médecins à évaluer l’infection et à écarter d’autres causes de douleur : la numération formule sanguine, qui montre l’excès de globules blancs, la CRP, marqueur de l’inflammation (voir aussi notre article sur la CRP élevée), la procalcitonine, marqueur des infections bactériennes, ainsi que la lipase et l’amylase, utiles pour repérer une pancréatite. Après une hospitalisation, ces résultats se comparent d’un bilan à l’autre avec votre médecin.
Autres articles pour aller plus loin
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Sources
- Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE). Péritonite, novembre 2020. Rédaction H. Joubert, relecture Pr P. Seksik et Dr P. Delasalle.
- Elsan. Péritonite : définition, causes et traitements, 24/08/2022, page vérifiée par le Dr Mael Chalret du Rieu, chirurgien viscéral et digestif.
- Hervieux E. Péritonite aiguë chez l’enfant et chez l’adulte (partie enfant). La Revue du Praticien, 18/05/2020.
- Manuel MSD, version pour le grand public. Douleur abdominale aiguë, mise à jour de mai 2026.
- Manuel MSD, version pour le grand public. Maladie pelvienne inflammatoire (MPI), mise à jour de mai 2024.
- Huston JM et al. The Surgical Infection Society Guidelines on the Management of Intra-Abdominal Infection: 2024 Update. Surgical Infections, 2024. DOI.
- Silvey S et al. Higher Rate of Spontaneous Bacterial Peritonitis Recurrence With Secondary Spontaneous Bacterial Peritonitis Prophylaxis Compared With No Prophylaxis in 2 National Cirrhosis Cohorts. The American Journal of Gastroenterology, 2025. DOI.
- Markley JD, Bajaj JS. Rethinking Antibiotic Prophylaxis for Spontaneous Bacterial Peritonitis in Patients With Cirrhosis: First, Do No Harm. Clinical Infectious Diseases, 2025. DOI.
- Huston JM et al. Surgical Infection Society Guidelines on the Prevention and Management of Pediatric Intra-Abdominal Infection: 2025 Update. Surgical Infections, 2026. DOI.



