Un petit bouton brillant sur le nez qui ne part pas, une croûte qui saigne puis semble guérir avant de se rouvrir, une plaque rosée sur le dos : ces signes discrets peuvent révéler un carcinome basocellulaire, le cancer de la peau le plus fréquent. Il évolue lentement et ne donne presque jamais de métastases, mais il peut détruire peu à peu les tissus voisins s’il n’est pas traité. Bien pris en charge, il guérit dans la très grande majorité des cas. Cet article vous aide à reconnaître ses principaux signes et ses différentes formes, à comprendre ses causes, à savoir comment se fait le diagnostic et quels traitements existent, de la chirurgie aux crèmes, puis à organiser la surveillance et la protection solaire.
Carcinome basocellulaire : définition et chiffres
Le cancer de la peau le plus fréquent
Le carcinome basocellulaire, souvent abrégé CBC, est un cancer qui naît dans l’épiderme, la couche superficielle de la peau, à partir des kératinocytes, les cellules qui la composent en majorité, selon la Société française de dermatologie (SFD). Son nom vient de sa ressemblance au microscope avec les cellules de la couche basale de l’épiderme, précise le Manuel MSD.
Il représente environ 70 % des cancers cutanés, d’après La Revue du Praticien. En France, Santé publique France estime qu’entre 127 200 et 226 500 cancers de la peau autres que le mélanome sont diagnostiqués chaque année. Le carcinome basocellulaire est plus fréquent chez les personnes à peau claire, chez les hommes et avec l’âge ; il est très rare sur peau foncée.
Un cancer local, qui métastase exceptionnellement
La particularité du carcinome basocellulaire est de rester sur place. Les métastases sont très rares, moins de 0,001 % des cas selon le CHU de Bordeaux, et le risque de dissémination est qualifié d’« extrêmement faible » par la SFD. Le danger est ailleurs : la tumeur s’étend lentement en profondeur et détruit les tissus voisins. Près des yeux, des oreilles, de la bouche ou de l’os, une forme négligée peut entraîner des complications graves, et de rares décès sont décrits, rappelle le Manuel MSD.
Carcinome basocellulaire ou carcinome épidermoïde ?
Le carcinome épidermoïde, appelé aussi spinocellulaire, est l’autre grand cancer de la peau hors mélanome. Le CHU de Bordeaux résume leurs différences :
| Critère | Carcinome basocellulaire | Carcinome épidermoïde |
|---|---|---|
| Fréquence | Le plus fréquent des cancers cutanés | Moins fréquent |
| Rôle du soleil | Exposition aux UV, en particulier pendant l’enfance | Exposition prolongée et répétée tout au long de la vie |
| Aspect typique | Petite lésion rose ou pigmentée à bordure translucide, « comme une perle » | Croûte qui ne guérit pas, parfois saignante |
| Évolution | Lente, indolore, extension locale | Plus agressive |
| Métastases | Exceptionnelles | Possibles, d’abord vers les ganglions |
| Traitement habituel | Chirurgie avec une marge de peau saine | Chirurgie avec une marge plus large |
Les 5 signes qui doivent alerter
À quoi ressemble un carcinome basocellulaire ?
Le carcinome basocellulaire est indolore et grandit lentement, ce qui explique qu’on le néglige souvent. D’après le Manuel MSD, le CHU de Bordeaux et un dossier de formation des médecins de Normandie publié en 2025, cinq signes doivent faire consulter :
- un petit relief brillant, ferme, presque translucide ou rosé, souvent décrit comme une perle posée sur la peau ;
- une bordure perlée, qui apparaît au fil des mois autour de la lésion ;
- de fins vaisseaux visibles à la surface, appelés télangiectasies ;
- une plaie ou une croûte qui ne cicatrise pas, saigne au moindre frottement, semble guérir puis se rouvre ;
- une plaque rose ou rouge, plane et bien limitée, ou au contraire une plaque blanchâtre aux contours flous qui ressemble à une cicatrice.
Plus largement, le Manuel MSD conseille de faire examiner toute modification de la peau qui persiste plus de quelques semaines.
Où apparaît-il ?
Le carcinome basocellulaire se développe surtout sur les zones exposées au soleil : environ 80 % siègent sur la tête et le cou, notamment le visage, les oreilles et le cuir chevelu, et environ 15 % sur le tronc, selon le Manuel MSD. Les formes du visage sont les plus délicates, car elles sont proches des orifices comme l’œil, le nez ou la bouche, souligne le CHU de Bordeaux.
Les lésions avec lesquelles on peut le confondre
Le carcinome basocellulaire superficiel, rose et plat, peut être pris pour une plaque de psoriasis ou une autre dermatite localisée. Les formes pigmentées, brunes ou noires, peuvent faire penser à un grain de beauté ou à un mélanome, indique le Manuel MSD. Enfin, comme la lésion saigne puis cicatrise par moments, elle est souvent confondue avec une simple petite plaie. Seul l’examen par un dermatologue permet de faire la différence avec d’autres lésions, comme une kératose séborrhéique.
Les différentes formes de carcinome basocellulaire
La forme nodulaire, la plus fréquente
Elle représente environ 51 % des cas, d’après le Manuel MSD. C’est le petit nodule ferme, brillant, translucide à rose, parcouru de télangiectasies. Avec le temps, son centre se creuse, s’ulcère et se couvre de croûtes. Elle siège surtout sur le visage.
La forme superficielle
Elle concerne environ 34 % des cas. Il s’agit d’une plaque mince, rouge ou rose, bien délimitée, souvent située sur le tronc. C’est cette forme qui peut être confondue avec une dermatite ou un psoriasis.
La forme sclérodermiforme ou infiltrante
Plus rare, elle représente 3 à 5 % des CBC selon La Revue du Praticien ; le Manuel MSD estime la part des formes infiltrantes à 5 à 10 %. Elle prend l’aspect d’une plaque blanc jaunâtre, ferme, lisse, aux limites mal définies, qui ressemble à une cicatrice. Peu visible, elle est parfois diagnostiquée tard, s’étend en profondeur et récidive plus volontiers : elle fait partie des formes à haut risque.
La forme pigmentée
Variante des formes nodulaire ou superficielle, elle contient du pigment brun-noir. Son aspect peut évoquer un naevus ou un mélanome, d’où l’importance d’un avis spécialisé.
Causes et facteurs de risque
Le principal facteur de risque est l’exposition au soleil accumulée tout au long de la vie, selon la SFD. Le CHU de Bordeaux souligne le rôle des ultraviolets reçus pendant l’enfance : les coups de soleil de cette période favoriseraient la survenue d’un carcinome basocellulaire. D’autres facteurs sont reconnus :
- une peau claire et un âge avancé ;
- une baisse des défenses immunitaires, par exemple après une greffe d’organe ou sous traitement immunosuppresseur ;
- des antécédents de cancer de la peau ;
- une exposition ancienne à des rayonnements ionisants ou à l’arsenic, et le travail en extérieur ;
- de rares maladies génétiques, comme le xeroderma pigmentosum ou le syndrome de Gorlin, et certaines lésions présentes depuis la naissance sur le cuir chevelu, les naevus sébacés.
La SFD rappelle que le carcinome basocellulaire n’est ni héréditaire, en dehors de ces maladies génétiques rares, ni contagieux.
Comment se fait le diagnostic ?
Le dermatologue examine l’ensemble de la peau. Il utilise souvent un dermatoscope, une loupe éclairante plus performante que l’œil nu pour repérer les cancers cutanés, d’après le dossier de formation normand. Ce même document recommande d’orienter rapidement, en moins de deux semaines, toute lésion suspecte vers un dermatologue.
Le diagnostic de carcinome basocellulaire est confirmé par une biopsie, c’est-à-dire le prélèvement d’un petit fragment de peau examiné au microscope, ou par l’analyse de la lésion entière après son retrait. L’examen précise le sous-type, ce qui oriente le traitement, explique le Manuel MSD. Dans la très grande majorité des cas, aucun autre examen n’est nécessaire, indique la SFD : ni scanner, ni prise de sang.
Traitements du carcinome basocellulaire
La chirurgie, traitement de référence
Le traitement habituel est l’exérèse chirurgicale complète, en général sous anesthésie locale, avec une marge de peau saine de 3 à 10 mm autour de la tumeur, selon la SFD. La pièce retirée est analysée pour vérifier que la tumeur a été enlevée en totalité. Les dossiers complexes sont discutés en réunion de concertation pluridisciplinaire de cancérologie.
La chirurgie de Mohs pour les formes à haut risque
Pour les tumeurs étendues, récidivantes, aux contours flous ou situées près du nez ou des yeux, le Manuel MSD recommande la chirurgie micrographique de Mohs. Le chirurgien retire la tumeur visible, puis enlève les marges couche par couche en les examinant au microscope jusqu’à ce qu’il ne reste plus de cellules cancéreuses. Cette technique réduit le risque de récidive.
Les alternatives pour certaines formes superficielles
Pour certaines petites formes superficielles à faible risque, d’autres techniques peuvent être proposées au cas par cas : cryothérapie à l’azote liquide, photothérapie dynamique, qui associe une crème photosensibilisante et une lumière, ou crèmes comme l’imiquimod ou le 5-fluorouracile. Elles peuvent laisser de meilleures cicatrices, mais elles sont moins efficaces que la chirurgie, préviennent la SFD et le Manuel MSD. Dans l’essai britannique SINS, le traitement était un succès à 3 ans chez 84 % des patients sous imiquimod, contre 98 % après chirurgie, selon la veille de l’Institut national du cancer.
La photothérapie dynamique continue d’évoluer. Dans un essai de phase III publié en 2025, un gel d’acide aminolévulinique à 10 % activé par une lumière rouge a fait disparaître au microscope 75,9 % des carcinomes basocellulaires superficiels, contre 19 % avec un gel sans principe actif (Schlesinger et al., Journal of the American Academy of Dermatology).
Radiothérapie et traitements des formes avancées
La radiothérapie est utilisée dans certains cas, selon le Manuel MSD et le CHU de Bordeaux. Pour les rares formes avancées ou métastatiques qui ne relèvent ni de la chirurgie ni de la radiothérapie, deux médicaments par voie orale, le vismodégib et le sonidégib, bloquent la voie de signalisation Hedgehog impliquée dans la maladie. En cas d’intolérance, une immunothérapie, le cémiplimab, peut être proposée, selon le Manuel MSD.
Suivi et prévention
Une surveillance annuelle de la peau
Après un carcinome basocellulaire, le risque d’en développer un autre est élevé : environ 25 % des patients en ont un nouveau dans les 5 ans, selon le Manuel MSD. La SFD recommande un examen dermatologique complet une fois par an, pendant au moins 5 ans. Entre les consultations, surveillez vous-même votre peau et votre cicatrice, et consultez en cas de bosse près de la cicatrice ou de nouvelle lésion. Le dossier de formation normand conseille un auto-examen de la peau une fois par trimestre.
Se protéger du soleil, dès l’enfance
La prévention repose sur la protection contre les ultraviolets, à commencer dès le plus jeune âge. Le Manuel MSD recommande :
- de rechercher l’ombre et de limiter les activités en plein soleil entre 10 h et 16 h ;
- d’éviter les bains de soleil et les cabines de bronzage ;
- de porter des vêtements couvrants et un chapeau à larges bords ;
- d’appliquer une crème solaire d’indice 30 au minimum, protégeant contre les UVA et les UVB, à renouveler toutes les 2 heures et après la baignade ou la transpiration.
La crème solaire ne doit jamais servir à prolonger le temps passé au soleil.
Dernières avancées scientifiques sur le carcinome basocellulaire
2024 : la photothérapie dynamique en deux séances reste la règle
Un essai norvégien mené dans sept centres a comparé, sur 402 carcinomes basocellulaires superficiels ou nodulaires fins, une photothérapie dynamique en une seule séance, avec reprise si besoin, au schéma standard en deux séances. À 3 ans, la réponse complète était de 69,5 % avec le schéma simplifié, contre 81,1 % avec le schéma standard, pour un résultat esthétique comparable (Christensen et al., PLOS ONE). Ce que cela change pour vous : si une photothérapie dynamique vous est proposée, le protocole en deux séances reste le plus efficace.
2025 : la chirurgie reste supérieure pour la forme nodulaire
L’essai néerlandais SCIN a comparé, chez 145 patients atteints d’un carcinome basocellulaire nodulaire de 4 à 20 mm, un grattage superficiel suivi d’une crème d’imiquimod à la chirurgie. À 5 ans, 77,8 % des patients du premier groupe étaient restés sans échec du traitement, contre 98,2 % après chirurgie (Verkouteren et al., JAMA Dermatology). Ce que cela change pour vous : pour une forme nodulaire, la chirurgie reste le traitement le plus sûr ; les crèmes se discutent seulement dans des situations particulières.
2026 : la vitamine B3, une piste de prévention à encadrer
Une revue systématique a analysé l’effet du nicotinamide, une forme de vitamine B3, chez des adultes ayant déjà eu un cancer de la peau. Chez les personnes à haut risque dont l’immunité est normale, il réduisait les nouveaux cancers cutanés autres que le mélanome pendant le traitement, d’environ 23 % dans l’essai de référence. Aucun bénéfice net n’a en revanche été montré chez les greffés (Guerra Jiménez et al., Journal of Skin Cancer). Ce que cela change pour vous : si vous avez eu plusieurs cancers de la peau, parlez-en à votre dermatologue avant toute prise ; ce complément ne remplace ni la protection solaire ni la surveillance.
Questions fréquentes sur le carcinome basocellulaire
Est-ce grave d’avoir un carcinome basocellulaire ?
C’est un vrai cancer, mais de bon pronostic. Il ne donne presque jamais de métastases et guérit dans la très grande majorité des cas après une chirurgie complète, selon la SFD. Il ne faut pas pour autant le laisser évoluer, car il détruit progressivement les tissus voisins.
Est-il urgent d’enlever un carcinome basocellulaire ?
Ce n’est pas une urgence vitale, car il évolue lentement. Mais plus on attend, plus il s’étend et plus l’intervention devient importante, surtout sur le visage. Il est donc conseillé de ne pas repousser l’intervention et de suivre le calendrier fixé avec votre dermatologue.
Comment guérir d’un carcinome basocellulaire ?
Le traitement de référence est l’ablation chirurgicale complète de la tumeur avec une marge de peau saine. Pour certaines petites formes superficielles, la cryothérapie, la photothérapie dynamique ou une crème peuvent être proposées, avec un risque de récidive plus élevé. Une surveillance annuelle permet ensuite de repérer tôt une récidive ou un nouveau cancer.
Est-ce qu’un carcinome basocellulaire est bénin ?
Non. C’est une tumeur maligne, donc un cancer, même si son pronostic est excellent lorsqu’il est traité tôt. Le terme « bénin » s’applique à d’autres lésions de la peau, comme les angiomes ou les kératoses séborrhéiques.
Combien de temps faut-il pour qu’un carcinome basocellulaire évolue ?
L’évolution d’un carcinome basocellulaire se compte en mois, voire en années, selon la SFD. La vitesse varie d’une tumeur à l’autre ; certaines grandissent d’environ 1 cm par an, indique le Manuel MSD.
Est-ce qu’un carcinome peut partir tout seul ?
Non. Le carcinome basocellulaire peut saigner puis cicatriser par moments, ce qui donne l’impression qu’il guérit, mais la tumeur persiste et continue de s’étendre. Une lésion qui se rouvre au même endroit doit être montrée à un médecin.
Glossaire
- Carcinome basocellulaire (CBC) : cancer de l’épiderme, le plus fréquent des cancers de la peau, d’évolution locale.
- Carcinome épidermoïde : autre cancer de la peau, plus agressif, aussi appelé spinocellulaire.
- Kératinocytes : cellules qui constituent la majorité de l’épiderme.
- Télangiectasies : petits vaisseaux sanguins dilatés visibles à la surface de la peau.
- Bordure perlée : contour brillant et translucide typique du carcinome basocellulaire nodulaire.
- Dermatoscope : loupe éclairante qui permet d’examiner la peau en détail.
- Biopsie : prélèvement d’un fragment de peau analysé au microscope.
- Exérèse : ablation chirurgicale d’une lésion.
- Chirurgie de Mohs : chirurgie qui retire la tumeur couche par couche avec contrôle immédiat au microscope.
- Photothérapie dynamique : traitement associant une crème photosensibilisante et une lumière.
- Imiquimod : crème qui stimule l’immunité locale, utilisée pour certaines formes superficielles.
- Voie Hedgehog : voie de signalisation cellulaire impliquée dans le carcinome basocellulaire, ciblée par le vismodégib et le sonidégib.
Décryptez votre bilan en entier
Aucun marqueur sanguin ne permet de dépister ou de surveiller un carcinome basocellulaire : le diagnostic repose sur l’examen de la peau et la biopsie, et aucun autre examen n’est nécessaire dans la très grande majorité des cas, selon la SFD. Vos analyses de sang restent en revanche utiles pour suivre votre santé générale, qu’il s’agisse de la numération formule sanguine, de la CRP ou de la vitamine D, souvent dosée dans un bilan vitaminique. AI DiagMe analyse l’ensemble de vos résultats, compare chaque valeur aux intervalles de référence de votre laboratoire et vous explique en quelques minutes ce qu’ils signifient. L’outil vous aide à comprendre et à préparer l’échange avec votre médecin ; il ne remplace ni la consultation, ni le diagnostic, ni le traitement.
Autres articles pour aller plus loin
- Mélanome : symptômes, diagnostic et traitements
- Kératose séborrhéique et mélanome : les différences
- Hématome ou mélanome : comment les distinguer
- Angiome : taches rouges sur la peau, types et traitements
- Verrues : causes et traitements
- Acrochordon : ces petites excroissances de peau
- Eczéma : symptômes et traitements
Sources
- Société française de dermatologie, groupe de cancérologie cutanée. Fiche d’information patients : carcinome basocellulaire, mise à jour 2023.
- Manuel MSD, version pour le grand public. Carcinome basocellulaire, mars 2026.
- Manuel MSD, version pour professionnels de la santé. Carcinome basocellulaire, mars 2026.
- CHU de Bordeaux, service de dermatologie. Les carcinomes.
- Santé publique France. Cancers de la peau : données.
- Nobile C. Cancers cutanés : tout ce qu’il faut savoir. La Revue du Praticien, 30/07/2020.
- Francès P et al. Carcinome basocellulaire sclérodermiforme. La Revue du Praticien, 08/07/2026.
- Perrocheau JF. Diagnostic et prise en charge précoce des cancers cutanés. Dossier documentaire DPC, URML Normandie, novembre 2025.
- Institut national du cancer, veille Nota Bene. Chirurgie ou imiquimod pour le carcinome basocellulaire : essai SINS.
- Christensen et al. New, simplified versus standard photodynamic therapy (PDT) regimen for superficial and nodular basal cell carcinoma (BCC): A single-blind, non-inferiority, randomised controlled multicentre study. PLOS ONE, 2024. DOI.
- Verkouteren et al. Imiquimod Cream Preceded by Superficial Curettage vs Surgical Excision for Nodular Basal Cell Carcinoma: A Secondary Analysis of a Randomized Clinical Trial. JAMA Dermatology, 2025. DOI.
- Schlesinger et al. Red light photodynamic therapy with 10% aminolevulinic acid gel showed efficacy for treatment of superficial basal cell carcinoma in a randomized, vehicle controlled, double-blind, multicenter phase III study. Journal of the American Academy of Dermatology, 2025. DOI.
- Guerra Jiménez et al. Oral Nicotinamide for the Secondary Prevention of Cutaneous Squamous Cell Carcinoma and Other Keratinocyte Carcinomas: A Systematic Review. Journal of Skin Cancer, 2026. DOI.



