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Campagne vaccination grippe 2026 : 5 nouveautés à connaître

Campagne vaccination grippe 2026 : un pharmacien prépare un vaccin pour une personne âgée

⚕️ Cet article est à visée informative et ne remplace pas un avis médical. Consultez toujours votre médecin pour interpréter vos résultats.

La campagne vaccination grippe 2026 a débuté le 13 octobre 2026 en France métropolitaine, en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, en même temps que celle contre le Covid-19. Cette année, plusieurs règles changent : le vaccin antigrippal est désormais délivré sur prescription, un nouveau vaccin Covid-19 est disponible, et les pharmaciens comme les infirmiers habilités occupent une place plus importante. Cet article fait le point, source par source, sur ce qui change concrètement, sur les personnes prioritaires et sur ce que disent les études récentes. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Campagne vaccination grippe 2026 : dates et personnes concernées

La campagne est lancée le 13 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire, avec deux exceptions : Mayotte, où la campagne est en cours depuis septembre, et La Réunion, dont le calendrier suit l’hémisphère sud. Le vaccin contre la grippe est recommandé aux personnes les plus exposées aux formes graves.

  • Grippe : les personnes de 65 ans et plus, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées, les résidents d’Ehpad, les personnes atteintes de certaines maladies chroniques (diabète, affections respiratoires) et celles dont l’indice de masse corporelle atteint 40 ou plus. Leur entourage et les professionnels de santé sont aussi concernés.
  • Covid-19 : les mêmes publics, ainsi que les personnes atteintes de trisomie 21, de troubles psychiatriques ou de démence. Toute personne, même hors cible, peut recevoir gratuitement une injection du vaccin COMIRNATY.

Les personnes à risque identifiées par l’Assurance maladie reçoivent un bon qui permet une prise en charge à 100 %. Pour une personne non ciblée, une ordonnance est obligatoire et le vaccin antigrippal n’est pas remboursé.

Les 5 nouveautés de la campagne 2026-2027

1. Une prescription obligatoire pour le vaccin antigrippal

Depuis le 10 juillet 2026, tous les vaccins contre la grippe nécessitent une prescription pour être délivrés. La vaccination reste facultative : c’est la délivrance du vaccin qui est encadrée. Médecins, sages-femmes, pharmaciens et infirmiers (sous conditions) peuvent prescrire.

2. Pharmaciens et infirmiers en première ligne

Les pharmaciens et les infirmiers habilités peuvent prescrire et administrer le vaccin antigrippal dès l’âge de 11 ans, sans rendez-vous médical préalable. Les pharmacies ont d’ailleurs réalisé une part croissante des vaccinations lors de la saison 2025-2026.

3. Un nouveau vaccin Covid-19 : COMIRNATY XFG

Le vaccin cible désormais le sous-lignage XFG d’Omicron, avec une autorisation européenne délivrée en juillet 2026. Il n’existe plus que deux dosages (contre trois les saisons précédentes) : 30 µg à partir de 12 ans et 10 µg de 6 mois à 11 ans. Le délai recommandé est de six mois après la dernière dose ou infection, ramené à trois mois pour les 80 ans et plus et les personnes immunodéprimées.

4. Cinq vaccins grippe, dont deux réservés aux 65 ans et plus

Cinq vaccins trivalents sont disponibles. EFLUELDA (haute dose) et FLUAD (adjuvanté) sont réservés aux 65 ans et plus, pour qui ils sont recommandés de préférence depuis 2025. Les trois autres sont des vaccins standards.

VaccinMaladiePublic
EFLUELDA (haute dose)Grippe65 ans et plus
FLUAD (adjuvanté)Grippe65 ans et plus
FLUCELVAX, INFLUVAC, VAXIGRIPGrippeVaccins standards
COMIRNATY XFG 30 µgCovid-1912 ans et plus
COMIRNATY XFG 10 µgCovid-196 mois à 11 ans

5. Vers une obligation vaccinale pour les soignants

La préparation d’une obligation vaccinale antigrippale pour les professionnels de santé a commencé. Le cadre réglementaire est attendu début 2027 : rien ne change donc encore cet hiver.

Bon à savoir : les vaccins grippe et Covid-19 peuvent être injectés lors de la même séance, sur deux sites différents. Lorsque les séances sont séparées, aucun délai minimal n’est exigé.

Dernières avancées scientifiques : le vaccin haute dose protège-t-il mieux ?

Pour les 65 ans et plus, la question du type de vaccin est au cœur de la campagne. D’après PubMed, un grand essai randomisé publié dans The Lancet (DOI) a regroupé près d’un demi-million de personnes âgées au Danemark et en Espagne. Le vaccin haute dose a un peu mieux protégé contre les hospitalisations pour grippe ou pneumonie que le vaccin standard, et l’écart est plus net quand la grippe est confirmée en laboratoire. En revanche, la mortalité toutes causes confondues est restée comparable. L’étude a été financée par un fabricant de vaccins, ce qui invite à la prudence.

Une méta-analyse en réseau publiée dans le Journal of the American Geriatrics Society (DOI) arrive à une conclusion voisine : les vaccins « renforcés » (haute dose, adjuvanté, recombinant) protègent un peu mieux que les vaccins standards contre les hospitalisations, sans différence nette entre eux. Enfin, une analyse spécifique chez les personnes atteintes d’insuffisance cardiaque (DOI) va dans le même sens, mais avec des résultats trop imprécis pour être tranchants.

Ce que cela change pour vous : si vous avez 65 ans ou plus, demandez à votre médecin ou à votre pharmacien le vaccin qui vous est recommandé. Le bénéfice du vaccin renforcé est réel mais modeste, et aucun vaccin ne protège à 100 %.

Faut-il faire une prise de sang avant ou après le vaccin ?

Les documents officiels de la campagne ne prévoient pas de bilan sanguin préalable. Ce qui compte, le jour de l’injection, c’est de ne pas avoir de fièvre ni de symptômes. En revanche, les analyses ont un rôle indirect : plusieurs maladies chroniques qui rendent la vaccination prioritaire se suivent par des examens biologiques réguliers.

Pour comprendre le vaccin à ARN messager contre la grippe, récemment approuvé aux États-Unis, lisez notre article sur le vaccin antigrippal à ARN messager de Moderna, et pour les symptômes et la prévention, consultez notre fiche sur la grippe : causes, symptômes, traitements et prévention.

Quand consulter un médecin ?

  • Vous avez de la fièvre ou des symptômes le jour prévu : reportez la vaccination jusqu’à la guérison.
  • Vous êtes enceinte, immunodéprimé(e) ou atteint(e) d’une maladie chronique et vous hésitez sur le calendrier : demandez conseil à votre médecin.
  • Après l’injection, vous ressentez une gêne respiratoire, un gonflement du visage ou un malaise : appelez le 15.

Glossaire

  • Vaccin trivalent : vaccin qui protège contre trois souches de virus grippaux.
  • Haute dose : vaccin contenant une quantité plus élevée d’antigène pour stimuler davantage les défenses des personnes âgées.
  • Adjuvanté : vaccin additionné d’une substance qui renforce la réponse immunitaire.
  • ARN messager (ARNm) : technologie qui donne à nos cellules l’instruction de fabriquer une protéine du virus pour entraîner l’immunité.
  • Co-administration : injection de deux vaccins lors d’une même séance.

Questions fréquentes

Faut-il une ordonnance pour se faire vacciner contre la grippe en 2026 ?

Oui. Depuis le 10 juillet 2026, le vaccin antigrippal est délivré sur prescription. Un bon de prise en charge est envoyé aux personnes à risque, et un professionnel habilité peut prescrire et vacciner.

Peut-on faire les vaccins grippe et Covid-19 le même jour ?

Oui, dans la même séance et sur deux sites d’injection différents. Sinon, aucun délai minimal n’est requis entre les deux.

Le vaccin contre la grippe est-il remboursé ?

Il est pris en charge à 100 % pour les personnes à risque identifiées par l’Assurance maladie. Pour les autres personnes, il n’est pas remboursé.

Quand se faire vacciner pendant la campagne vaccination grippe 2026 ?

Le plus tôt possible après le 13 octobre : la protection met environ deux semaines à s’installer et dure à peu près six mois.

Le vaccin protège-t-il à 100 % ?

Non. L’efficacité varie selon les saisons ; elle était estimée à environ 42 % en 2024-2025. Le vaccin réduit surtout le risque de forme grave.

Sources

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Auteurs/autrices

  • AI DiagMe

    L'équipe AI DiagMe réunit médecins, spécialistes cliniques et éditeurs médicaux. Nos articles sont rédigés par des professionnels de la communication en santé puis révisés et validés par les médecins de notre comité scientifique, composé de praticiens hospitaliers en exercice dans des spécialités telles que l'hématologie, l'endocrinologie et la médecine générale. Chaque contenu s'appuie sur les directives cliniques en vigueur et les publications médicales évaluées par les pairs.

  • Dr. Claude Tchonko, médecin du comité scientifique d'AI DiagMe

    Dr Claude Tchonko est hématologue, en exercice depuis 2013, exerçant actuellement à la Clinique Mas de Rochet (Castelnau-le-Lez). Fort d'un parcours international, il est spécialisé dans la prise en charge des hémopathies malignes (leucémies, lymphomes, myélomes), avec une expertise particulière dans les traitements par autogreffe de cellules souches, la thérapie CAR-T et l'optimisation des parcours de soins en onco-hématologie.

    Auteur d'un ouvrage de référence, « Les hémopathies lymphoïdes au Mali », il combine pratique clinique et participation active à des projets de développement de solutions technologiques en santé.

    Titulaire d'un Doctorat d'État en Médecine (Faculté de Médecine de Bamako, 2006), il a complété sa formation par un Certificat d'Études Spécialisées en Hématologie Bioclinique (Abidjan-Cocody, 2010) et plusieurs diplômes universitaires : DFMS d'Hématologie et DIU de Cytogénétique Onco-hématologique (Grenoble), ainsi qu'un DU sur le syndrome drépanocytaire majeur (UPEC).

  • Julien Priour, cofondateur et directeur général d'AI DiagMe

    Julien Priour est éditeur médical senior chez AI DiagMe, où il supervise la ligne éditoriale et le processus de vérification des faits. Diplômé de HEC Paris, il cumule 3 années d'expérience en édition santé et a été formé à la rédaction et publication scientifique par l'Institut de Recherche pour le Développement (FUN-MOOC, 2026). Il veille à ce que chaque article respecte les recommandations médicales en vigueur et soit relu et validé par un médecin du comité scientifique et éthique. Il définit les standards de sourcing (HAS, Ameli, INSERM…) et de relecture appliqués à l'ensemble du site.

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